Les hormones et les neurohormones

Les hormones et les neurohormones

1 – Les hormones des glandes endocrines

Dans l’article précédent, nous avons vu ce qu’était le sytème endocrinien de manière général. Mais bien sur, une bonne connaissance des hormones et essentiel pour comprendre la physiologie du corps. Nous allons donc les découvrir ensemble.

LA GLANDE PINÉALE (ou épiphyse) :

Petite structure en forme de pomme de pin qui se situe à la partie postérieure de la tête.

MÉLATONINE :

Neurohormone synthétisée à partir d’un neurotransmetteur, la sérotonine

Régulation :

Sa production augmente suite à une diminution de l’intensité lumineuse (à la tombée de la nuit par exemple).

Effets physiologiques :

  • C’est l’hormone du sommeil, elle joue un rôle sur le cycle veille/sommeil et à donc une action sur la force vitale du corps (elle est à l’origine de l’endormissement, elle provoque les bâillements, l’envie de dormir et améliore la qualité du sommeil. Elle apaise les tensions et le stress, apporte un sentiment de détente et de quiétude).
  • De plus, elle favorise l’anabolisme (toutes les réactions de synthèse et de réparation qui vont avoir lieu durant le sommeil), elle est donc alcalinisante pour l’organisme. Par exemple, elle va être bénéfique pour la régénération de la peau.
  • Elle a aussi un rôle dans le rythme circadien, c’est-à-dire qu’elle régule naturellement le rythme du corps et son horloge biologique.
  • Elle a un rôle dans la régulation du cycle de menstruation des femmes (responsable de la régulation des hormones qui affectent le début, la fréquence et la durée des cycles menstruels, y compris l’apparition des règles).
  • Elle agit comme un antioxydant, elle neutralise les radicaux libres et limite ainsi le vieillissement du corps.
  • Elle influe positivement sur le système immunitaire.
  • La lumière bleue est l’ennemie jurée de la mélatonine inhibe la production de mélatonine, ce qui rend l’endormissement plus difficile (émise par les écrans (télévision, ordinateur, téléphone, etc.). À l’inverse, l’exposition à des lumières de très faible intensité ou les lumières rouges sont les moins susceptibles d’inhiber la production de mélatonine et de perturber les rythmes circadiens.

 

L’HYPOPHYSE (ou glande pituitaire) : 

C’est le chef d’orchestre de l’organisme. Située dans la partie antérieure du crâne, elle est reliée à l’hypothalamus. Elle comprend deux partie distincte : la neurohypohyse (en partie postérieur) et l’adénohypophyse (en partie antérieur).

LES HORMONES DE LA NEUROHYPOPHYSE :

 

OCYTOCINE :

Secrété par l’hypothalamus et ensuite stocké dans la neurohypophyse, c’est une neurohormone.

Effets physiologiques :

  • L’ocytocine est souvent appelés l’hormone de l’amour et de l’attachement. En effet, elle est libérés durant les toutes les stimulation sensorielle agréable qu’elle soit visuelles, olfactive ou par contact (baisers, caresse, massage, …). Après sa libération, elle procure une  humeur positive un sentiments de bien-être. 
  • Elle contre les hormones de stress, diminue les sentiments de méfiance, de peurs et permet de prévenir les problèmes de santé qui y sont reliés.
  • Suite au rapport sexuel, l’ocytoine contribue à l’éjection du sperme chez l’homme et aux contractions qui favorisent la progression des spermatozoïdes dans les voies génitales féminines.
  • Durant la grossesse, la production d’ocytocine augmente et favorise l’absorption des nutriments, réduisant le stress et conservant l’énergie en améliorant le sommeil.
  • L’ocytocine à aussi longtemps était appelés l’hormone de la materité, en effet lorsque le travail de l’accouchement est entamé, la dilatation du col utérin déclenche la sécrétion d’ocytocine qui provoque les contractions rythmiques des muscles lisses de l’utérus (l’ocytocine permet aussi de mieux supporter l’accouchement).
  • Elle va ensuite permettre le réflexe d’éjection du placenta et permettra aussi à l’utérus de se rétracter après cette expulsion, le ramenant à sa position et à sa forme initiale, et réduisant ainsi les risques d’hémorragies.
  • Dans les minutes qui suivent la naissance, si les conditions d’intimité et de sécurité sont réunies, la mère aura dans son organisme un taux jamais égalé d’ocytocine qui va favoriser l‘attachement fort et immédiat que la mère éprouve pour son enfant.
  • Elle favorise la stimulation des glandes mammaires pour produire la lactation (suite à la stimulation des mamelons par l’enfant). Cependant, elle n’influence pas directement la production du lait qui est plutôt sous contrôle de deux autres hormones, la prolactine et œstrogène).

 

HORMONE ANTIDIURÉTIQUE (ADH) ou vasopressine :

Secrété par l’hypothalamus et ensuite stocké dans la neurohypophyse, c’est une neurohormone.

Régulation :

  • Des récepteurs situés dans les artères analysent la pression artérielle et en cas de chute de pression, l’information est transmise au système nerveux central et à l’hypothalamus qui augmente la production de vasopressine.
  • Des osmorécepteurs analysent quant à eux l’osmolarité du sang (pourcentage de particules dans le sang) et son augmentation va se traduire par une hausse de la sécrétion de vasopressine.

Effets physiologiques (augmente la pression artérielle)

  • Action antidiurétique : elle diminue le volume des urines en augmentant la perméabilité à l’eau du tube collecteur des reins. Donc empêche une trop forte diurèse et augmente la réabsorption d’eau des reins (peut induire de l’oedème). L’alcool inhibe la libération d’ADH, augmente ainsi le volume des urines et est responsable des symptômes de déshydratation pouvant accompagner la gueule de bois
  • Vasoconstriction : aussi utilisée pour son effet vasoconstricteur (nécessite cependant une quantités importantes de vasopressine) ce qui augmente la pression sanguine.
  • Stimule la synthèse de prostaglandines (PG E2 notamment)

 

LES HORMONES DE L’ADENOHYPOPHYSE :

 

LA TYRÉOTROPHINE (TSH) ou thyréostimuline :  

C’est une hormone glycoprotéique et trophiques (c’est-à-dire que son rôle est de stimuler la sécrétion d’autres hormones par des glandes ou cellules endocriniennes).

Régulation :

Sa sécrétion est simulée par l’hypothalamus (par l’intermédiaire d’une autre hormone la TRH).

Effets physiologiques :

  • Elle facilite toutes les étapes conduisant à la sécrétion des hormones thyroïdiennes (T3 et T4).
  • Facilite aussi la croissance et le développement de la glande thyroïde.

 

LA FOLLICULOSTIMULINE (FSH) :

C’est une hormone gonadotrophine (assurent régulation et synthèse des hormones mâles et femelles). Elle contrôle la production et la maturation des gamètes.

Régulation :

Sa libération augmente suite à la libération de gonadolibérine (GnRH) produite par l’hypothalamus.

Sa libération diminue suite à la hausse des œstrogènes

Effets physiologiques :

Chez la femme :

  • Permet le développement et maturation des ovaires
  • Entraîne la croissance des follicules
  • Favorise synthèse des oestrogènes
  • Permet l’ovulation en fragilisant la paroi de l’ovaire.

Chez l’homme :

  • Permet le développement et maturation des testicules
  • Favorise synthèse de testostèrone (via stimulation des ¢ de Sertoli)
  • Favorise la spermatogénèse (via stimulation des ¢ de Sertoli qui sécrètent de l’inhibine B indispensables à la spermatogénèse).

 

HORMONE LUTÉINISANTE (LH) :

C’est une hormone gonadotrophine (assurent régulation et synthèse des hormones mâles et femelles). Elle contrôle la production et la maturation des gamètes.

Régulation :

Sa libération augmente suite à la libération de gonadolibérine (GnRH) produite par l’hypothalamus.

Sa libération diminue suite à la hausse des œstrogènes

Effets physiologiques :

Chez la femme :

  • Contrôle la fonction ovarienne (production, maturation, …)
  • En partie responsable de la maturation folliculaire (avec l’hormone FSH)
  • Transformation du follicule rompu en corps jaune pendant la phase lutéale du cycle menstruel.
  • Déclenche l’ovulation (survient entre 36 et 48 heures après le pic de LH).
  • Après l’ovulation, elle est responsable (avec la FSH) de la sécrétion de progestérone et des œstrogènes par le corps jaune.

Chez l’homme :

  • Favorise la production de testostérone (par cellules de Leydig des testicules).
  • La testostérone va ensuite, d’une part agir sur les cellules de Sertoli ce qui favorise la spermatogenèse. D’autre part, la testostérone va agir aux niveaux hypothalamique et hypophysaire pour contrôler la sécrétion hypophysaire de la LH (rétro-action ou feed-back).

 

LA CORTICOTROPHINE (ACTH) ou hormone adrenocorticotropique :

C’est une hormone polypeptidique trophique.

Régulation :

  • Sa sécrétion est stimulée par l’hypothalamus, via la corticolibérine (CRH) et par l’hormone antidiurétique. Le stress, augmente la sécrétion de CRH.
  • On observe par contre un rétrocontrôle négatif suite à un taux élevé de glucocorticoïdes
  • La production d’ACTH est variable au cours de la journée. C’est ainsi que sa quantité maximale dans le sang, se situe vers huit heures du matin, et sa quantité minimale vers minuit.

Effets physiologiques :

Stimule la production et la sécrétion de corticostéroïdes par le cortex surrénalien

  • Stimule les trois zones du cortex :
    • la zone glomérulée qui produit les minéralocorticoïdes : aldostérone
    • la zone fasciculée, qui produit les glucocorticoïdes : cortisol et corticostérone
    • la zone réticulaire, qui produit les gonadocorticoïdes (androgènes et un peu de testostérone), le DHEA et l’androstènedione.

Affecte les changements de pigmentation de la peau.

 

L’HORMONE DE CROISSANCE (GH) ou somatotrophine (STH) :

C’est une hormone polypeptidique trophique.

Régulation :

  • La somatolibérine (GHRH) stimule la sécrétion de GH. La GHRH est libéré suite à l’hypoglycémie, le sommeil profond, le stress et l’exercice physique.
  • La somatostatine (GHIH) l’inhibe.
  • Diminution de sécrétion avec l’âge de GH avec l’âge

Effets physiologiques :

  • Stimule croissance et division de la plupart des cellules du corps (particulièrement les ¢ musculaire et squelettique)
  • Elle agit sur le foie et stimule la libération du facteur de croissance insulinomimétique (IGF-1 et IGF-2), ces facteurs de croissance, aussi appelé les somatomédines, stimulent aussi la différenciation et la survie des cellules
  • La GH et les somatomédines interviennent dans la gestion d’ensemble du métabolisme, déterminant non seulement la taille finale du corps adulte mais donnant encore volume, tonus et fermeté aux organes et tissus, particulièrement aux muscles.
  • Augmente synthèse des protéines.
  • Augmente les niveaux de glucose dans le sang (elle est hyperglycémiante)
  • Augmente la lipolyse, elle relâche les acides gras des cellules, ce qui augmente la quantité d’acides gras libres dans le plasma (utilisés à des fins énergétiques).
  • Diminue également la graisse, surtout au ventre, augmente la repousse et la coloration des cheveux, ainsi que l’élasticité de la peau.
  • Elle à aussi une action sur le contrôle, la croissance et la maturation des gonades mâles et femelles et donc sur la reproduction. Elle augmente aussi la libido et l’énergie sexuelle

 

LA MELANOSTIMULINE (MSH) :

C’est une hormone polypeptidique, sécrétée par l’adénohypophyse mais aussi les kératinocytes et les mélanocytes.

Régulation : sa libération augmente suite à l’exposition au ultraviolet.

Effets physiologiques :

  • Stimule le taux de synthèse de mélanine en agissant sur les mélanocytes de la peau et des téguments (cheveux et poils).
  • Va donc aider pour la protection contre les ultraviolet.

 

LA PROLACTINE (PRL) :

C’est une hormone peptidique. Elle est présente en faible quantité chez les hommes et chez les femmes (en dehors de la grossesse).

Régulation :

  • La PRF (prolactine realising factor) et la TRH (thyrotropine realising hormone) stimule la libération de prolactine.
  • Les oestrogènes augmentent le taux de prolactine en diminuant la sécrétion de dopamine et en agissant directement sur l’hypophyse
  • La PIF (prolactin inhibiting factor ou dopamine) inhibe la libération de prolactine.

Effets physiologiques :

  • Les taux de prolactine augmente lors de la grossesse et de la lactation
  • Ce qui stimule la croissance des glandes mammaires (effet mammotrope) avec les oestrogènes et la progestérone.
  • et stimule aussi la production et sécrétion de lait.
  • Elle participe au contrôle des naissances en bloquant l’ovulation quand la maman nourrit son bébé au sein tout au long de la journée.
  • Elle participe à la sensation de bien-être et de plaisir après un orgasme
  • Elle pourrait avoir un rôle dans la formation des vaisseaux sanguins.

 

LA GLANDE THYROÏDE

Située à la face antérieure du cou.

LES HORMONES THYROIDIENNE (HT) : 

Les hormones thyroïdienne (T3 et T4) sont synthétisé dans la thyroïde à partir d’un acide aminé (la tyrosine) et de l’iode.

T4 – Tétraiodothyronine (ou Thyroxine) : son action est relativement faible, on dit que c’est la forme inactive est une fois converti en T3 sont action sera beaucoup plus puissante.

T3 – Triiodothyronine : c’est la forme active (elle sera activé à proximité de l’organe cible pour être utilisé). La conversion de T4 en T3 est empêcher par le cortisol.

Régulation :

  • Leurs sécrétion augmente suite à une diminution du taux de T3 et T4 , une diminution du métabolisme basal, un accroissement des besoins énergétique, la hautes altitude, la grossesse et l’hypoglycémie.
  • Leurs sécrétion diminue suite à une augmentation du taux de T3 et T4, une augmentation du métabolisme basal, une augmentation des taux de glucocorticoïdes, Somatostatine (GH-IH).
  • Donc suite à un stimulus, l’hypothalamus va réagir en relâchant de la thyréolibérine (TRH) vers l’adénohypophyse. En réponse à la TRH, l’adénohypophyse libèrent de la thyréotrophine (TSH) qui va venir stimuler la thyroïde pour la libération des hormones thyroïdienne (T3 et T4).

Effets physiologiques :

  • Augmente le taux métabolique basal (système digestif, production de chaleur, hausse de la fréquence respiratoire et cardiaque, …)
  • Elles régulent le métabolisme des glucides, des lipides, mais aussi des protéines en accélérant leur utilisation par les cellules de l’organisme :

Augmentent la motilité gastro-intestinale et la sécrétion des sucs digestifs, gèrent la bonne transformation de la nourriture en composés organique, et permettent une absorption accrue de glucose.

Au niveau du tissus hépatique elles augmentent la glycogénolyse et la néoglucogenèse, elles réduisent la glycogenèse, et permettent la synthèse de cholestérol.

Dans le tissus adipeux elles augmentent la lipolyse, et réduisent la lipogenèse.

Elles ont un rôle crucial dans le développement et la croissance : permettent la bonne maturation du système nerveux central (myélinisation, maturation cortex, rapidité réflexes, facilite effets du sympathique), la croissance du squelette, des muscles, etc.

  • Dans les poumons elles accélèrent la fréquence respiratoire.
  • Dans le coeur elles accélèrent la fréquence cardiaque, augmentent la force de contraction, et cela fait monter la pression artérielle.
  • Coeur et poumons vont aider à satisfaire la demande accrue en oxygène pour la respiration cellulaire aérobique.
  • Elles augmentent la sudation, stimule les sécrétion de la peau
  • Elles permettent la stimulation des organes génitaux et la lactation

 

LA CALCITONINE

C’est une hormone peptidique. La majeure partie de calcitonine est produite par les cellules parafolliculaires de la thyroïde.

Régulation :

Sa libération va augmenter suite à la hausse de calcium dans le sang.

Effets physiologiques :

Elle réduit la calcémie (taux de calcium sanguin) de plusieurs manière :

  • Favorise la calcification osseuse (construction osseuse par les ostéoblaste et donc permet la baisse de la calcémie.
  • Elle inhibe les ostéoclastes, ce qui diminue la résorption osseuse et donc augmente le stockage du calcium dans l’os.
  • Elle diminue l’absorption du calcium par le duodénum en diminuant l’activité de la vitamine D.
  • Elle augmente l’excrétion du calcium par les reins.
  • Donc tout cela prévient la perte et la dégradation osseuse (ostéoporose).

 

LES GLANDE PARATHYROÏDE :

Elles sont de petites glandes, généralement au nombre de quatre, (parfois jusqu’à huit), situées en arrière de la thyroïde.

 

LA PARATHORMONE (PTH) aussi appelée hormone parathyroïdienne :

C’est une hormone peptidique.

Régulation :

Sa libération va augmenter suite à la diminution de calcium dans le sang.

Effets physiologiques :

Elle augmente la calcémie (taux de calcium sanguin) de plusieurs manière :

  • Augmente la dégradation osseuse par les ostéoclastes pour libérer du calcium dans le sang.
  • Elle assure la synthèse de la vitamine D.
  • Muqueuse intestinale absorbent plus de calcium (par augmentation de l’activité de la vit. D)
  • Augmente la réabsorption de calcium par les reins.
  • Diminue la réabsorption K+ par tubules rénaux.
  • Elle favorise la fixation du phosphate dans les os.

 

LES GLANDES SURRÉNALES :

Elles sont deux glandes jumelles en forme de pyramide situées sur la face supérieur de chaque rein. Chacune d’elle comporte deux partie distinctes : le cortex surrénale (ou corticosurrénal) et la médulla surrénale (ces deux parties sécrètent des hormones différentes.

 

LES HORMONES DU CORTEX SURRÉNALES :

Cette partie des surrénal assure la sécrétion des stéroïdes. Parmi eux, ont distingues trois groupes; les minéralocorticoïdes, les glucocorticoïdes et les gonadocorticoïdes. Elles sont toutes sécrétées à partir du cholestérol.

 

LA PRÉGNÉNOLONE :

Produite à partir du cholestérol, elle est un précurseur naturel de l’ensemble des hormones stéroïdiennes (glucocorticoïdes, minéralocorticoïdes, androgènes, œstrogènes).

Effets physiologiques :

  • Stimule l’activité cérébrale, elle améliore la mémoire et l’apprentissage.
  • Elle aurait une action sur l’humeur (antidépresseur naturel)
  • Neutralise les effets néfaste d’une sur production du cortisol
  • Effet anti-arthritique (diminue la douleur articulaire, la fragilité et la paralysie avec une amélioration de la force et de la variété des mouvements)

 

LES MINÉRALOCORTICOÏDES (dont l’aldostérone)

 

L’ALDOSTÉRONE : 

Régulation :

  • Sa libération augmente suite à une diminution du taux de sodium sanguin, une augmentation du taux de potassium sanguin, suite à une baisse du volume sanguin. Et aussi dans le cas d’un agent stressant.
  • Sa libération diminue suite à la libération du facteur natriurétique auricuaire FNA (libéré suite à un étirement trop fort des parois du coeur en cas d’hypertension = ce qui favorise la baisse de la tension).

Effets physiologiques :

Elle régule constamment l’équilibre minérale-hydrique (en particulier équilibre sodium/potassium).

  • Diminue de la réabsorption du potassium
  • Favorise la réabsorption du sodium par les tubules rénaux (l’eau suit)
  • Augmente donc le volume sanguin et ainsi la tension artérielle
  • À contrario le volume des urines diminue et est plus concentrée.

Composante majeur du système rénine-angiotensine-aldostérone :

  • C’est un système hormonal sert à préserver l’homéostasie hydrosodée (l’équilibre entre le sodium et l’eau) et augmente le volume et la pression artérielle.
  • Un point essentiel de l’équilibre de la tension. En effet, si la tension baisse, ce système va permettre l’activation pour la fabrication d’aldostérone pour ainsi augmenter le volume sanguin.

 

LES GLUCOCORTICOÏDES (cortisone, cortisol et corticostérone)

 

LA CORTISONE : 

C’est un précurseur inactif du cortisol.

  • Il est utilisé en médecine conventionnelle comme anti-inflammatoire puissant et comme anti-allergique.
  • Voir mécanismes d’action du cortisol

 

LA CORTICOSTÉRONE :
  • Il est un des principaux glucocorticoïdes mais le cortisol est prédominant chez l’homme.  Le corticostérone est donc moins abondant (même action de résistance au stress et d’augmentation des concentrations de nutriments dans le sang).
  • Sa principal différence avec le cortisol est qu’il est le précurseur de l’aldostérone.
LE CORTISOL : 

Régulation :

  • Sa sécrétion est subséquente à ce qu’on appelle l’axe hypothalamo-hypophysiaire-surrénalien. Suite à un stimulus (agent stressant, moment de la journée) l’hypothalamus libère de la corticolibérine (CRH) qui va provoquer la libération de corticotrophine (ACTH) par l’adénohypophyse qui ira stimuler la libération de cortisol par le cortex surrénal.
  • La sécrétion de cortisol suit un rythme fixe : elle est maximale entre 6 h et 8 h du matin (favorise un réveil en forme), puis décroît jusqu’au soir où elle est minimale (favorise l’endormissement). Par contre, on observe que chez les personnes avec une fatigue surrénalienne il y à inversion du pic de cortisol (plus élevé vers les 8-10h).
  • Donc sa libération augmente suite à une activation du système sympathique de façon continu.

Effets physiologiques :

C’est une hormone d’adaptation au stress (l’adrénaline est la réponse rapide, le cortisol est une réponse sur un stress qui dure sur le long terme).

Elle est hyperglycémiante (puise dans les réserves de graisses)

  • Dans le foie, elle stimule la néoglucogénèse (utilisation des acides aminés et des acides gras) et glycogénolyse
  • Dans le tissus adipeux, elle stimule la lipolyse et inhibe la lipogénèse.
  • Dans toute les cellules, elles stimule la dégradation des protéines (muscles, peau, os sauf hépatocytes)
  • Donc accroissent les concentrations en nutriments dans le sang (glucose, acides gras et acides aminées).

Hormone catabolique

  • Diminue l’anabolisme musculaire
  • Dans les os elle inhibe la croissance par action sur le cartilage, antagoniste de la vitamine D

Déséquilibre hormonale majeur dans tout le corps :  

  • Résistance au hormone thyroidienne, pituiterienne (GH)
  • Résistance à l’insuline (globalement, résistance à la nutrition : ralentissement de la digestion, l’assimilation et le peristaltisme intestinal).

Augmentent rétention de sodium et d’eau : peut produire de l’oedème.

Neutralise la réponse immunitaire :

  • Diminution de la réaction d’inflammation
  • Retard de cicatrisation.
  • Inhibe réparation du tissu conjonctif.

 

LES GONADOCORTICOÏDES 

[androgène (testostérone, DHEA, androstènedione, androstérone), l’oestrogène et la progestérone).

LA PROGESTÉRONE :

Elle est un précurseur de plusieurs hormones (aldostérone, cortisol, testostérone, oestrogène).

  • Cette hormone est principalement sécrété par les gonades (VOIR GONADES)

 

LES OESTROGÈNES :

Ce sont des hormones sexuelle. Elle est sécrétés par les ovaires, mais aussi par le placenta, le cortex surrénal et les testicules. Son précurseur est la DHEA.

  • Ces hormones sont principalement sécrété par les gonades (VOIR GONADES)

 

LES ANDROGÈNES

Ils sont responsable du développement des caractères sexuel masculins secondaires (pilosité, musculature, etc.). De plus les androgènes possèdent une action stimulante sur l’activité cérébrales.

  • Ces hormones sont principalement sécrété par les gonades (VOIR GONADES)

 

LES HORMONES DE LA MEDULLA SURRÉNALE :

Cette partie des surrénal sécrète un groupe d’hormones appelés les catécholamines (adrénaline et noradrénaline), mais aussi des neurotransmetteurs comme la dopamine et l’acétylcholine.

 

L’ADRÉNALINE ou épinéphrine :

C’est une neurohormone (c’est-à-dire que’elle joue un rôle d’hormone et de neurotransmetteur).

Régulation :

  • Elle est libérée dans le sang essentiellement en cas d’émotions intense : peur, colère, stress. C’est donc une hormone qui est lié au système sympathique (aussi appelés lutte ou fuite).
  • Sa libération est très rapide car elle est libérer suite à une informations nerveuse.

Effets physiologiques :

Sa sécrétion va entrainer une série de réponses physiologiques immédiates dans tout le corps pour répondre au stress et augmenter l’énergie systémique et cellulaire :

  • Hyperglycémiante : augmente glucose et acides gras dans le sang.
  • Accélération du rythme cardiaque, augmentation de la force des contractions du cœur,
  • Hausse de la pression artérielle et augmentation du flux de sang dans les tissus.
  • Donc augmentation de l’oxygénation des muscle et du cerveau.
  • Dilatation des bronches, des pupille
  • Ralentissement des mouvements intestinaux.

Augmentation des réponses nerveuses (favorise un passage rapide et bref des informations d’une cellule nerveuse à une autre).

Elle augmente aussi notre attention, ce qui fait que l’on est hyper alerte.

 

LA NORADRÉNALINE ou norépinéphrine

C’est une neurohormone elle à donc un rôle d’hormone adrénergique (précurseur d’adrénaline) et de neurotransmetteur.

Effets physiologiques :

  • Les même mécanismes d’action que l’adrénaline.
  • Elle permet la transmission des influx nerveux dans le système sympathique.
  • Elle régule aussi la quantité d’informations qui arrive au cerveau (d’ou le sentiment d’être débordé ou de ne plus arriver à savoir ou mettre la tête lors une carences de noradrénaline et fatigue surrénalienne). En effet, la libération de noradrénaline est très solliciter dans nos vie modernes avec l’augmentation des stimulation (télévision, téléphone, notifications, mail, voitures, bruits, …).

 

2 – Les hormones des cellules endocrines

 

L’HYPOTHALAMUS

C’est une petite partie situé à l’avant du diencéphale (il est relié à l’hypophyse). En ce qui concerne ses fonctions, on pourrait le comparé à un président qui dirige une entreprise, en effet c’et lui qui régule la libération des hormones par l’hypophyse et dirige ainsi la plupart des fonctions qui joue un rôle essentiel pour le maintien de l’homéostasie. Toutes les hormone libéré par l’hypothalamus sont des neurohormones.

 

LA THYRÉOLIBÉRINE (TRH) ou hormone thyréotrope :

Régulation :

  • Leurs sécrétion augmente suite à une diminution du taux de T3 et T4 , une diminution du métabolisme basal, un accroissement des besoins énergétique, …
  • Leurs sécrétion diminue suite à une augmentation du taux de T3 et T4, une augmentation du métabolisme basal, une augmentation des taux de glucocorticoïdes, Somatostatine (GH-IH).

Effets physiologiques :

  • Elle stimule la synthèse et la libération de la thyréostimuline TSH (qui va à son tour permettre la libération des hormones thyroïdienne.
  • Elle stimule la synthèse et la libération de la prolactine.

 

L’HORMONE DE LIBÉRATION DE PROLACTINE (PRH) ou prolactolibérine (PRF) :
  • Sa libération stimule la libération de prolactine.

 

L’HORMONE D’INHIBITION DE PROLACTINE (PIF) :

Cette hormone a été identifiée plus tard comme étant la dopamine.

  • Sa libération inhibe la libération de prolactine.

 

GONADOLIBÉRINE (Gn-RH) ou lulibérine ou hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (LHRH)

Régulation :

Sa libération dépend de la quantité d’hormones sexuelles dans le sang (testostérone pour l’homme, œstrogène et progestérone pour la femme)

Effets physiologiques :

Elle stimule la synthèse des gonadostimulines par l’hypophyse (LH et FSH).

 

CORTICOLIBÉRINE (CRH) anciennement CRF : 

Régulation :

Sa sécrétion est inhibée par un mécanisme de rétro-contrôle impliquant à la fois les glucocorticoïdes et l’ACTH.

Effets physiologiques :

Elle stimule la libération d’ACTH par l’hypophyse (l’ACTH va, à son tour, stimuler la production des glucocorticoïdes au niveau des surrénales).

 

L’HORMONE DE LIBÉRATION DE LA GH (GHRH) ou Somatocrinine ou Somatolibérine :
  • Elle stimule la libération de l’hormone de croissance (GH) par l’hypophyse.

 

L’HORMONE D’INHIBITION DE LA GH (GHRH) ou somatostatine :

Son action s’oppose à celle de la GHRH.

Toutes les actions de cette hormone sont des inhibitions :

  • Inhibition de la libération d’hormone de croissance (GH).
  • Inhibition de la libération de TSH.
  • Inhibition de la libération de Prolactine
  • Inhibition de la libération des hormones gastro-intestinales (gastrine, cholécystokinine (CCK), sécrétine, Motilin, Vasoactive intestinal peptide (VIP), Gastric inhibitory polypeptide (GIP), Enteroglucagon)
  • Inhibition de la libération des hormones pancréatiques (insuline, glucagon)
  • Diminue le taux de vidange gastrique et inhibe les sécrétion acide.
  • Réduit les contraction de la vésicule biliaire et du péristaltisme.

 

LA PEAU

 

LA VITAMINE D3 ou cholécalciférol : c’est une forme de la vitamine D.

Sources :

  • Elles est synthétisée par la peau grâce au soleil (exposition aux rayons ultraviolets), il faut environ 10 à 15 minutes quelques fois par semaine pour couvrir les besoins en vitamine D. Les personnes à peau claire la synthétisent plus vite que celles à peau foncée.
  • On en retrouve aussi dans les produit animaux.

Vitamines D2 :

  • Il existe une autre forme, la vitamine D2 (ergocalciférol), retrouver seulement dans les produit végétaux.

Vitamine D :

  • Les vitamines D3 et D2 sont tout deux converties en 1,25-dihydroxyvitamine D (communément appelé vitamine D ou le calcitriol) qui est le principal métabolite actif.
  • Elle est ensuite mise en réserve au niveau du foie, du muscle et du tissu gras.

Mécanismes d’action :

Elle participe au maintien des niveaux sanguins normaux de calcium et de phosphore :

  • Elle permet l’absorption du calcium provenant du tube digestif
  • La réabsorption du calcium et du phosphore par les reins (diminue la calciurie).
  • La résorption osseuse par les ostéoclastes.

Assure une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents..

  • Elle prévient donc les différentes pathologies osseuses, comme l’ostéoporose.

Elle possède également une activité cytotoxique contre les cellules cancéreuses.

 

LE THYMUS :

C’est un petit organe situé dans le médiastin supérieur (proche du coeur). Il veille à la maturation des lymphocytes T et joue donc un rôle dans le système immunitaire.

Il secrète plusieurs hormones :

La thymosine, la thymuline et la thymopoïétine qui permettent la maturation des LT afin qu’ils deviennent immunocompétant (capacité du corps à produire une réponse immunitaire normale, après exposition à un antigène)

 

LE COEUR

LE FACTEUR NATRIURÉTIQUE AURICULAIRE (FNA) : 

Hormone polypeptidique essentiellement synthétisée par l’atrium droit du cœur.

Elles est produite sous l’effet de l’étirement mécanique de la paroi de l’atrium droit du cœur en cas d’hypertension et son effet principal est donc de diminuer la pression artérielle (hypotenseur)

Au niveau des reins :

  • Augmente la natriurèse (élimination de sodium dans les urines) en diminuant la réabsorption de sodium et induit donc par suite une diminution de la rétention de l’eau, puisque l’eau va suivre passivement les mouvements de sodium et être éliminée dans l’urine. La volémie baisse et donc la pression artérielle baisse.
  • Il inhibe la sécrétion de rénine (permettant la formation d’angiotensine, une hormone vasoconstrictrice) et d’aldostérone (hormone réabsorbant le sodium dans les reins). Le système rénine-angiotensine-aldostérone est ainsi inhibé dans sa fonction vasoconstrictrice notamment. La résistance dans les vaisseaux est moindre, la pression artérielle baisse.

Au niveau des muscles :

  • Elle a une action myorelaxante sur les cellules musculaires des vaissaux sainguins et induit donc une vasodilatation des vaisseaux. Le rayon des vaisseaux augmente, la résistance diminue et la pression artérielle baisse.

 

L’ESTOMAC

LA GASTRINE :

C’est une hormone polypeptidique synthétisée par les cellules G présente dans l’estomac et l’intestin grêle.

Régulation :

Sa sécrétion est stimuler suite à :

  • la distension mécanique de l’antre du pylore.
  • l’alcalinisation de l’antre du pylore.
  • la présence de protéines et d’acides aminés.
  • le nerf vague
  • une hypercalcémie
  • la stimulation par d’autres hormones (adrénaline, le facteur de croissance épidermique, l’entéroglucagon).

Sa sécrétion est inhiber suite à :

  • l’apparition d’autres hormones comme la sécrétine (antagoniste) de la gastrine,
  • Mais aussi le GIP, la somatostatine, le glucagon et la calcitonine
  • Un rétro-contrôle négatif suite à la présence d’acidité dans l’estomac

Effets physiologiques :

  • Elle stimule les cellule pariétale pour libéré l’acide chlorhydrique (qui va permettre la conversion du pepsinogène en pepsine afin de digérer partiellement les protéines).
  • Elle stimule aussi le renouvellement cellulaire dans l’épithélium intestinal et dans l’estomac

 

LA GHRÉLINE

Produite et sécrétée par l’estomac et le pancréas (mais aussi dans le noyau arqué de l’hypothalamus).

Régulation :

  • Augmente avant un repas
  • Diminue après un repas et avec l’augmentation de la leptine.

Effets physiologiques :

Au niveau digestif :

  • Elle stimule l’appétit.
  • Elle est considérée comme l’antagoniste de l’hormone leptine (produite par les adipocytes, qui induit la satiété lorsque son taux augmente).

Au niveau de l’hypothalamus :

  • Elle stimule la sécrétion de l’hormone de croissance.
  • Elle joue aussi un un rôle significatif dans la neurotrophie, en particulier au niveau de l’hippocampe, et elle est essentielle dans l’adaptation cognitive aux changements d’environnements et dans les processus de l’apprentissage.

 

LE FOIE

L’ANGIOTENSINOGÈNE

C’est un polypeptide qui joue un rôle essentielle dans le rénine-angiotensine-aldostérone. Elle va être impliqué dans le maintien du volume et de la pression artérielle.

L’angiotensinogène est produite est libéré par le foie suite à la stimulation par les corticoïdes, les oestrogènes et les hormones thyroïdiennes et notamment l’angiotensine II.

Elle sera ensuite clivé en angiotensine I par la rénine qui est produite par les reins.

À son tour l’angiotensine I est clivé en Angiotensine II par l’enzyme de conversion produite par les poumons (c’est elle qui va avoir un rôle fondamental pour la régulation de la pression artérielle).

Elle peut ensuite être converti en angiotensinogène III qui à une faible action vasoconstrictrice 

Effets physiologiques de l’angiotensine II :

  • Entraîne une vasoconstriction (et donc une élévation de la pression artérielle).
  • Une sensation de soif, en agissant directement sur le système nerveux central.
  • Une stimulation de la zone glomérulée du cortex surrénalien et une sécrétion accrue d’aldostérone.

 

L’ ÉRYTHROPOÏÉTINE (EPO) : 

C’est une hormone glycoprotéique synthétisé par le foie, mais en majorité par les reins (90%). Elle entraîne une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang.

  • VOIR LES REINS

 

L’ HEPCIDINE : Hormone peptidique sécrétée par le foie.

Régulation :

  • L’hépatocyte est sensible au niveau sanguin de fer et en réponse à un excès de fer circulant, la libération d’hepcidine est augmenter.
  • À l’inverse, sa libération diminue suite à un niveau bas de fer dans le sang.

Effets physiologiques :

  • Elle régule l’homéostasie du fer dans l’organisme au niveau de l’absorption intestinale et de son stockage hépatique.
  • Elle permet la rétention de fer à l’intérieur des cellules et produit ainsi diminution du fer circulant au niveau du plasma.
  • Au niveau des entérocytes intestinale, le fer sera fixé et se retrouve ensuite excrété dans les fèces.

 

LE PANCRÉAS

L’INSULINE :

Hormone peptidique sécrétée par les cellules β des îlots de Langerhans dans le pancréas. Elle intervient sur le cycle du glucose.

Régulation :

  • Sa libération augmente suite à la présence d’aliments dans le tube digestif, l’augmentation de glycémie, l’augmentation de acides gras et des acides aminés dans le sang, suite à la présence d’acétylcholine, d’hormones hyperglycémiantes (glucagon, GH, adrénaline, T4, cortisol).
  • Sa libération diminue suite à la baisse de la glycémie, à laj présence de GH-IH (somatostatine).

Effets physiologiques :

  • Son rôle est de maintenir constante la concentration du sang en glucose (elle est hypoglycémiante).
  • Elle a un effet important sur le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines (elle est anabolisante).
  • Elle favorise l’absorption du glucose depuis le sang vers les cellules adipeuses, les cellules du foie et celles des muscles squelettiques.
  • Elle stimule les réactions enzymatiques (oxydation du glucose en ATP, Glycogènese, transformation du glucose en acides gras et glycérol puis en triglycérides)
  • Elle inhibe la glycogénolyse et la néoglucogénèse
  • Elle favorise le captage des acides aminés pour la synthèse des protéines utiles à la croissance, la réparation et la fabrication d’anticorps.

 

LE GLUCAGON :

Hormone peptidique sécrétée par les cellules β des îlots de Langerhans dans le pancréas. C’est propriété son antagoniste à celle de l’insuline.

Régulation :

  • Sa libération augmente suite à la baisse de la glycémie ou à l’activation du système sympathique.

Effets physiologiques :

  • Son rôle est de maintenir constante la concentration du sang en glucose (elle est hyperglycémiante).
  • Elle agit principalement dans les cellules hépatiques (surtout), les adipocytes et les cellules musculaires.
  • Elle stimule la glycogénolyse.
  • Elle provoque la néoglucogénèse.
  • Elle stimule la libération du glucose dans le sang.

 

L’INTESTIN GRÊLE

LA SÉCRÉTINE

C’est une hormone polypeptidique pariéto-digestives sécrétées par des cellules duodénale.

Régulation :

  • Sa libération augmente suite à l’acidité dans le duodénum
  • Sa libération est inhibé suite à la présence de bicarbonates (HCO3-) dans le duodénum.

Effets physiologiques :

  • Elle stimule le pancréas pour la libération d’enzymes digestives (trypsine et chymotrypsine, l’amylase et la lipase pancréatique) et de HCO3- qui va neutraliser l’acidité gastrique.
  • Elle est antagoniste à la gastrine.
  • Elle inhibe le fonctionnement gastrique (vidange gastrique).
  • Elle stimule la production de bile

 

LA CHOLÉCYSTOKININE (CCK) : 

Hormone peptidique gastro-intestinale sécrétée par la muqueuse du duodénum et relarguée dans la circulation sanguine.

Régulation :

  • Sa libération augmente suite à la présence de lipides et de peptides dans l’intestin.

Effets physiologiques :

  • Elle stimule le pancréas pour la libération d’enzymes digestives (trypsine et chymotrypsine).
  • Elle stimule l’augmentation de la production de bile, la contraction de la vésicule biliaire et le relâchement du sphincter d’Oddi, ayant ainsi pour résultat la libération de bile dans le duodenale.
  • Elle agit également dans la modulation de la perception douloureuse et pourrait intervenir dans le développement de la tolérance à la morphine.
  • Elle aurait une action pour l’apparition de la satiété.

 

L’ENTÉROGLUCAGON

C’est une hormone peptidique gastro-intestinale, il est sécrétée à partir de cellules de la muqueuse du côlon et de l’iléon terminal.

Régulation :

  • Il est libéré lorsque les graisses et le glucose sont présents dans l’intestin grêle

Effets physiologiques :

  • Il diminue la motilité à laisser suffisamment de temps pour ces nutriments d’être absorbés.

 

LA NEUROTENSINE

Neuropeptide synthétisé dans le tube digestif et le système nerveux central.

Effets physiologiques :

  • Dans les cellules endocrines du petit intestin, elle intervient dans les phénomènes de sécrétion et la contraction des muscles lisses.
  • Elle est aussi impliqués dans la régulation de la libération de l’hormone lutéinisante et de la prolactine.
  • Dans le système nerveux central (l’hypothalamus, amygdale et noyau accumbens), elle induit toute une variété d’effets : modulation de la douleur, hypothermie et l’élévation de l’activité locomotrice.
  • Elle possède de nombreuses interactions connues avec le système dopaminergique (régulation de la synthèse de dopamine).

 

LA SÉROTONINE :
  • C’est un neurotransmetteur dans le système nerveux central et dans les plexus intramuraux du tube digestif, mais elle à aussi un rôle d’hormone locale libéré par certaines cellules du tube digestif et par les thrombocytes.
  • VOIR NEUROTRANSMETTEURS

 

LES REINS

L’ÉRYTHROPOÏÉTINE (EPO) : 

C’est une hormone glycoprotéique synthétisé par les reins (90%), mais le foie, le cerveau et l’utérus en produisent une toute petite partie. Elle entraîne une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang.

Régulation :

  • Sa production augmente suite à la baisse de la pression partielle en oxygène (vie en altitude), la diminution du nombre de globules rouges (causée par une hémorragie ou une destruction excessive) et l’augmentation des besoins en oxygène des tissus.
  • Sa production diminue suite à l’excès d’oxygène dans les tissus

Effets physiologiques :

  • Son action s’effectue sur les cellules érythroblastiques de la moelle osseuse (cellules précurseurs des globules rouges), elle les stimule et augmente donc la production de ces dernières.
  • Elle semble jouer un rôle protecteur pour les cellules du système nerveux centrale.

 

LE TISSUS ADIPEUX

LEPTINE

C’est une hormone digestive peptidique produite par le tissu adipeux blanc (mais aussi estomac, muscle squelettique et moelle osseuse).

Effets physiologiques :

  • Elle diminue l’appétit et sa libération engendre la satiété (agit en synergie avec la cholécystokynine).
  • Elle augmente les dépenses énergétique
  • Elle est antagoniste de l’insuline
  • C’est une hormone anorexigène contrairement aux hormones orexigènes (ghréline, cortisol).

 

ADIPONECTINE

C’est une hormone polypeptidiques produite par le tissus adipeux

On observe une diminution de l’adinopectine chez les personnes obèse.

Elle contre l’insulinorésistance :

  • Inhibe la néoglucogénèse
  • Augmente l’absorption du glucose (meilleur sensibilité à l’insuline au niveau du foie et des muscles squelettiques)
  • Augmente l’oxydation des acides gras.
  • Protège de la formation des plaque d’athérome (action anti-athéromateuse)
  • liée à la perte de poids.
  • Action anti-stress .

 

RESISTINE

C’est une hormone insulinorésistante :

  • Antagoniste de l’insuline (insulinorésistante), elle se fixe sur les récepteurs à l’insuline des adipocytes, du foie et des muscles.
  • De ce fait, elle est également responsable d’un hyperinsulinisme réactionnel.
  • Elle diminue l’appétit. et augmente les dépenses énergétique.

 

LES GONADES

LES TESTICULES : 

Sécrète les androgènes (principalement la testostérone), l’inhibine et autres.

HORMONE ANTIMULLÉRIENNE

Chez l’homme :

  • Sécrétée par les cellules de Sertoli pendant les premiers mois de la vie.
  • Elle est responsable de la régression des canaux de Müller (structures embryonnaires à l’origine de la formation de l’utérus et des trompes de Fallope chez l’individu féminin) et laisse donc place aux canaux de Wolff (structures embryonnaires à l’origine de la formation des canaux déférents chez l’individu mâle).
  • Cette hormone permet donc le développement harmonieux du fœtus mâle.
  • Cette action a lieu pendant les 8 premières semaines de gestation. Si aucune hormone est produite à partir des gonades, les canaux de Müller développent automatiquement, tandis que les canaux de Wolff, qui sont responsables des organes reproducteurs mâles meurent automatiquement.

Chez la femme :

  • Sécrété par les cellules de la granulosa des follicules ovariens.
  • Elle est responsable du contrôle du développement des follicules en ovocytes et est donc un bon marqueur de la fonctionnalité des ovaires.

 

LA DHEA

C’est une hormone androgènique réputé pour ses effets antivieillissant (« hormone de jouvence ») mais son efficacité est encore contestée. Elle est aussi considéré comme un produit dopant. Elle est précurseur de la testostérone et des oestrogènes.

  • Elle possède une variété d’effets biologiques potentiels..
  • Un taux bas de DHEA serait en corrélation avec la survenue d’athérome (avec ses complications cardio-vasculaires), d’ostéoporose, une dysfonction endothéliale ou de la libido.

 

L’ANDROSTÈNEDIONE

Elle est produite par les glandes surrénales et les gonades.

Précurseur de la testostérone et des oestrogènes :

Étape intermédiaire dans la voie biochimique de la production de la testostérone, de l’estrone et de l’estradiol (œstrogènes).

 

L’ANDROSTÉRONE :

Hormone mâle dérivée de la testostérone. Elle possède une activité androgène faible (un septième de l’activité de la testostérone). On en retrouve principalement dans la région des aisselles et de la peau ainsi que dans l’urine.

 

LA TESTOSTÉRONE

Elle est sécrétée essentiellement par les gonades (testicules et ovaires), à un degré moindre et en plus faibles quantités par les glandes surrénales ainsi que par quelques autres tissus.

Spectre d’action très étendue (anabolisme, épuration, élimination, caractère sexuel masculin secondaire)

Possède effet androgène

  • Déclenche la puberté
  • Voix plus grave, accroissement du système pileux corporel et facial.
  • Production supérieure de glandes sébacées.
  • Développement du pénis, comportement sexuel, action sur la libido.
  • Elle est responsable aussi de la maturation des spermatozoïdes.
  • Énergie et tonus constant.
  • Pourrait même être liée à de l’agressivité (sécrétée lors de compétitions ou de lutte).

Effet anabolisant

  • Permet la formation des tissus, ce qui permet la croissance musculaire et osseuse. Entrainant la biosynthèse des protéines, elle permet une formation accrue des globules rouges,
  • Régénération plus facile ainsi qu’un rétablissement plus rapide en cas de blessure ou de maladie.
  • Cette hormone permet aussi de perdre du gras plus rapidement car elle stimule et augmente le métabolisme basal.

 

L’INHIBINE :

C’est une hormone glycoprotéique principalement synthétisée par les cellules de Sertoli chez l’homme et par les cellules de la granulosa chez la femmes.

Régulation :

  • Elle augmente suite à l’augmentation du taux de spermatozoïdes.

Effets physiologiques :

  • Elle inhibe le complexe hypotalamo-hypophysaire (reponsable de la libération de Gn-RH qui stimule l’adénohypophyse à sécréter FSH et de LH).
  • À partir du 3e mois de grossesse (placenta à terme) : elle inhibe la sécrétion de FSH (empêche développement d’un autre follicule)

 

LES OVAIRES :

 Sécrète l’oestrogène, la progestérone et l’inhibine.

 

HORMONE ANTIMULLÉRIENNE
  • VOIR TESTICULES

 

LA PROGESTÉRONE :

Elle est un précurseur de plusieurs hormones (aldostérone, cortisol, testostérone, oestrogène).

Impliquer dans le cycle menstruel, l’embryogenèse et la grossesse ou sa concentration varie. Elle est principalement synthétisée par le corps jaune des ovaires ou dans le placenta, sous l’action de l’hormone lutéinisante (LH). Un petite partie est aussi synthétisé dans le cortex surrénale.

Durant le cycle menstruel :

  • Sa libération qui va augmenter sensiblement après l’ovulation vers le 14e jour du cycle (libéré par le corps jaune) : permet le maintien et la densification de la muqueuse utérine, le développement de la vascularisation de l’endomètre…
  • Sa libération chute si aucune fécondation ne se produit (car le corps jaune régresse et disparait) : résorption de l’endomètre.

En cas de fécondation : Elle prépare la muqueuse utérine à la nidation de l’œuf et assure l’absence des contractions rythmiques des muscles utérins.

Pendant la grossesse : Elle va inhibé également de nouvelles ovulations et augmente la densité de la glaire cervicale (une barrière aux spermatozoïdes). Elle est libéré par le placenta. Elle prépare aussi les seins à la lactation, inhibe parallèlement les effets stimulateurs de la prolactine

  • C’est une hormone anaboliques (aide à réparer les tissus).
  • Hyper anti-inflammatoires et antispasmodiques
  • Elle possède une action diurétique
  • Elle à une action calmante et relaxante
  • Elle favorise le développement thyroïdien
  • Elle favorise l’apport d’oxygène au cellules

 

LES OESTROGÈNES :

Ce sont des hormones sexuelles : oestradiol, estriol et l’estrone. Elle sont sécrétées par les ovaires, mais aussi par le placenta, le cortex surrénal et les testicules. Son précurseur est la DHEA.

  • Elle intervient lors de la puberté (apparition des caractères sexuels féminins secondaires) et par la suite dans le cycle menstruel (le maximum de production correspondant à l’ovulation) ainsi que dans divers métabolismes.
  • Elle favorise la prolifération de tissus de l’endomètre.
  • Active l’ovogenèse et l’ovulation (via stimulation des récepteurs de FSH et LH sur les cellules folliculaires.
  • Effets anabolisants sur organes génitaux (augmente motilité des trompes et sécrétion vulvaire, épaississement de la muqueuse vaginale).
  • Responsable de l’apparition des caractère sexuel féminin secondaire (croissance des seins, arrivés des règles, poils pubien, ovulation).
  • Elle possède une action sur la libido
  • Elle favorise la rétention et la formation lipidique
  • Stimule augmentation récepteurs à l’ocytocine
  • En quantité suffisante, elle aident les os à se régénérer, en stimulant les ostéoblastes et en freinant les ostéoclastes (agissent contre l’ostéoporose).
  • Permettent aussi un bon développement du système nerveux central.
  • Les œstrogènes jouent également un rôle au niveau de la peau, qu’ils contribuent à rendre à la fois souple, élastique et ferme (bonne hydratation de la peau).
  • Elle augmente le métabolisme, interfère avec les hormones thyroïdienne.
  • Elle possède une action antidiurétique (réabsorption de sodium par les reins).
  • Un épuisement surrénalien peut inhiber la conversion de la DHEA (androgène) en oestrogène est donc apparitions de caractère sexuel masculin secondaire (comme la pilosité par exemple)
  • Un taux élevé d’oestrogène peut être lié au phénomène de dépression, d’anxiété et de céphalée divers ainsi que des difficultés d’endormissement.

 

L’INHIBINE :

C’est une hormone glycoprotéique principalement synthétisée par les cellules de Sertoli chez l’homme et par les cellules de la granulosa chez la femmes.

  • VOIR TESTICULES

 

LA RELAXINE :

C’est une hormone peptidique sécrétée par les ovaires, le tissu mammaire, ou encore le placenta au cours des semaines précédant l’accouchement. Une petite partie est aussi sécrété dans les testicules.

Régulation :

Sa libération augmente en fin de grossesse.

Effets physiologiques :

  • Elle provoque l’assouplissement et la relaxation de l’utérus, des ligaments pelviens et de la symphyse pubienne, ce qui facilitera l’expulsion du bébé.
  • Elle est également présente dans le sperme où elle favorise la progression des spermatozoïdes dans les voies génitales de la femme.

 

LE PLACENTA

HORMONE GONADOTROPHINE CHORIONIQUE – HCG

C’est une hormone glycoprotéique produite au cours de la grossesse de la femme, fabriquée par l’embryon peu de temps après la conception et plus tard par le trophoblaste (tissu du placenta).

Effet physiologiques :

  • Durant les 3 à 4 premiers mois de la grossesse, elle permet le maintien du corps jaune (c’est lui qui est responsable de la sécrétion d’œstrogène et de progestérone afin de maintenir l’endomètre épais et irrigué de sang).
  • Elle à aussi un effet anti-gonadotrope puisqu’elle inhibe la sécrétion de la LH et de la FSH.

 

HORMONE THYRÉOTROPE PLACENTAIRE – HCT 

Cette hormone est semblable à la TSH de l’adénohypophyse (elle stimule la libération de T3 et T4)

Elle augmente la vitesse du métabolisme maternel

Elle Favorise l’augmentation de la disponibilité du calcium pour le foetus

 

HORMONE LACTOGÈNE PLACENTAIRE

Son taux augmente jusqu’à la 32e semaine de grossesse pour demeurer constant.

  • Elle stimule le développement des glandes mammaires
  • Elle aurait un effets anabolisants chez le foetus
  • Elle favorise l’épargne de l’utilisation du glucose par la mère en favorisant le métabolisme des acides gras.

 

Pour aller plus loin

Pour cela, vous pouvez lire les articles suivants :

  • La cellule : unité de base du corps humain

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