LA CELLULE 2 / 5 – ANATOMIE DE LA CELLULE

LA CELLULE 2 / 5 – ANATOMIE DE LA CELLULE

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INTRODUCTION

Dans l’article précédent (La cellule 1/5 : Unité de base du corps humain) nous avons vu que notre corps est  un véritable univers à lui seul. Un tout composé de 50 trillions de cellules qui forment une communauté où chaque cellule à un rôle bien établi pour qu’ensemble elles assurent l’équilibre de la communauté (communauté qui n’est rien d’autre que notre corps). Elles font ainsi bénéficier à notre organisme de la meilleure santé qui soit.

Dans cette partie, nous allons voir ensemble l’anatomie de la cellule, mais aussi son fonctionnement de manière générale (dans la quatrième partie, nous explorerons un peu plus les mécanismes de nos cellules, La cellule 4/5 : Épigénétique et mécanismes de la cellule).

Bien sûr il existe de nombreuses cellules différentes (nerveuses, musculaires, endocriniennes, etc) que nous n’allons pas les décrire en détail, l’objectif est simplement d’avoir une connaissance globale de la cellule.

 

STRUCTURE DE BASE

 La cellule se compose de nombreuses molécules (phospholipides, sucres, acides gras, acides aminés), mais elle est en majorité formée à partir de protéines qui sont le matériau de base de la cellule.

Rappel : tout comme la cellule est composée de molécules, une molécule est formée de plusieurs atomes (au minimum deux) et l’atome lui-même est une particule d’énergie en vibration constituée de 99,999 % de vide. Bien sûr, ce « vide »  est rempli d’énergie et d’informations. Bref, à la racine de toute chose, il n’y a que de l’énergie.

Dans la cellule, on retrouve donc environ 70 000 protéines qui pourraient être considérées comme les briques qui permettent sa composition et jouent aussi un rôle essentiel dans son fonctionnement. Notre corps est ainsi composé de 17 % de protéines (60 % d’eau, 13 % de lipides, etc)

Le rôle des protéines dans la cellule sera décrit en détail dans la quatrième partie (La cellule 4/5 : Épigénétique et mécanismes de la cellule), en effet, nous verrons que les protéines jouent un rôle essentiel dans notre physiologie (digestion, transport, etc)

COMPOSANTS CELLULAIRES

La cellule possède une véritable organisation avec différents organites (les organes de la cellule) et systèmes qui vont avoir une action dans le maintien de sa propre santé.

Elle possède comme nous un système digestif, un système immunitaire, un système d’élimination, etc. Donc son propre équilibre physiologique est maintenu par une homéostasie qui agit à tout instant et assure sa survie.

Une Cellule

La membrane plasmique 

C’est la « peau de la cellule », son rôle est déterminant pour la cellule, car c’est elle qui entre en relation directe avec l’environnement.

Nous avons longtemps porté une importance considérable au noyau de la cellule qui était considéré comme le centre de contrôle de la cellule (son cerveau), mais les dernières découvertes en épigénétique et plus précisément celles du Dr Bruce Lipton ont montré que la membrane cellulaire serait plutôt le cerveau de la cellule. En effet, la membrane est en relation directe avec l’environnement, lui permettant ainsi de s’y adapter.

Elle joue alors un rôle de barrière physique, elle régule le transport membranaire, elle établit et maintient une différence de charge électrique de part et d’autre de la membrane, elle permet la communication intercellulaire et tout cela joue bien sûr un rôle crucial dans la relation de la cellule à son environnement et sa capacité de s’ajuster continuellement et de s’y adapter.

Par définition, si l’on supprime le cerveau d’un organisme, il meurt. Or, si nous supprimons le noyau de la cellule, la cellule vivra et continuera de fonctionner correctement pendant plusieurs semaines (elle se nourrit, communique, se déplace, etc). À l’inverse, si l’on supprime la membrane plasmique, la cellule meurt immédiatement.

La membrane est donc le centre de contrôle de la cellule (son cerveau). Son mécanisme de fonctionnement est décrit en détail dans la quatrième partie (La cellule 4/5 : Épigénétique et mécanismes de la cellule).

De nombreuses structures sont présentes sur la membrane cellulaire :

  • Les cils : permettent le déplacement de substances à la surface de la cellule (ils sont par exemple très présents dans la trachée où ils permettent l’évacuation des particules).
  • Les microvillosités : ce sont des replis de membrane qui permettent d’augmenter la surface de la membrane (elles sont très présentes dans le système digestif).
  • Des protéines de transport : elles assurent les échanges entre la cellule et son environnement (eau, molécules, protéines, lipides, glucose, etc). Elles jouent donc un rôle fondamental dans l’équilibre minéral et hydrique du sang et des tissus.
  • Des enzymes de surface : elles jouent un rôle de catalyseur pour la synthèse ou dégradation des substances en surfaces (les enzymes sont des protéines).
  • Des sites d’ancrage : elles fixent de cytosquelette de la cellule et assurent ainsi le maintien de sa forme et de son intégrité.
  • Des récepteurs de surface : elles réceptionnent des particules chargées de véhiculer une information. Ses particules se fixent sur les récepteurs pour produire un changement métabolique dans la cellule sous forme de réponse (par exemple des hormones ou des neurotransmetteurs peuvent s’y fixer).
  • Des marqueurs d’identité : qui permettent d’être reconnus comme appartenant à l’organisme par les autres cellules (c’est un marquer qui indique son identité propre).

 

Le noyau de la cellule (nucléon) 

Il contient 46 molécules d’ADN qui portent l’ensemble de notre patrimoine génétique.

Chaque fragment d’ADN est appelé un gène et chaque gène correspond à un caractère spécifique (couleur des yeux, groupe sanguin, etc).

L’ADN est considéré comme le livre de recettes de l’organisme tout entier. Ce livre est précieux et c’est pourquoi il ne sort jamais du noyau. La seule possibilité pour qu’un gène s’exprime se réalise par l’intermédiaire d’une copie de gène en ARN afin de permettre la synthèse d’une protéine nécessaire dans le fonctionnement de la cellule.

Copie de gènes = synthèse d’une protéine

Et comme on l’a dit, les protéines jouent un rôle fondamental dans la structure et le fonctionnement cellulaire.

Or, nous avons pendant longtemps cru que le noyau était le centre de contrôle de l’organisme (le cerveau), mais nous savons aujourd’hui que l’ADN à lui seul ne peut contrôler le fonctionnement de la cellule. C’est plutôt les signaux en provenance de l’environnement qui vont permettre l’activation d’une portion de gènes pour la synthèse d’une protéine (voir : La cellule 4/5 : Épigénétique et mécanismes de la cellule).

La cellule vient donc piocher au besoin dans le livre de recettes pour effectuer la synthèse d’une protéine.

Le noyau cellulaire devrait alors plutôt être considéré comme les gonades de la cellule !

Le noyau de la cellule contient également un petit noyau  :

Le nucléole : il joue un rôle dans la synthèse des ribosomes.

 

Le cytoplasme

C’est le contenu de la cellule se trouvant entre la membrane plasmique et le noyau, elle contient le cytosol et les organites.

Cytosol : milieu liquide qui contient des solutés dissouts (ions, protéines, glucides, lipides, etc).

Organites : les organes de la cellule qui lui permettent d’accomplir ses activités métaboliques.

Les ribosomes

Ils participent à la synthèse des protéines. Certains sont libres dans le cytoplasme, d’autres sont liés au réticulum endoplasmique rugueux.

Ribosomes libres : synthétisent les protéines utilisées dans la cellule même.

Ribosomes liés au RE : synthétisent les protéines sécrétées, incorporées à la membrane plasmique ou aux lysosomes.

Le réticulum endoplasmique rugueux (RER) 

Il contient les ribosomes liés qui permettent la synthèse des protéines qui seront d’abord envoyées au complexe golgien pour y subir quelques modifications. Les protéines vont ensuite être incorporées à la membrane plasmique ou aux lysosomes. D’autres seront sécrétées hors de la cellule.

Le réticulum endoplasmique lisse (REL)

Il synthétise, transporte et entrepose les lipides. Il métabolise les glucides et joue aussi un rôle dans la détoxication des médicaments, de l’alcool, des drogues et des poisons.

Le complexe golgien

Il reçoit les protéines du RER, les modifie, les emballe et les trie :

  • Il assure ensuite la formation de vésicules (sécrétion des protéines hors de la cellule ou pour entrer dans la composition de la membrane cellulaire)
  • Ou il assure la formation des lysosomes.

Les vésicules

Ce sont de petits sacs membraneux qui permettent le transport de substances cellulaires.

Les lysosomes

C’est un organite qui digère des micro-organismes ou substances étrangers (elle contient des enzymes digestives très puissantes). Elle peut aussi permettre l’autolyse de la cellule (son auto-destruction).

Les peroxysomes

Détoxiquent des substances nocives précises produites ou absorbées par la cellule. Ils participent aussi à la bêta-oxydation des acides gras en Acétyl-Coa.

La mitochondrie

Elle permet la respiration cellulaire et donc la synthèse d’adénosine triphosphate (ATP) à partir de sucres, de lipides et parfois d’acides aminés.

L’ATP est la monnaie du corps, elle permet l’accumulation d’énergie dans une molécule. Lorsque le corps a besoin d’énergie pour réaliser une fonction, la molécule d’ATP est brisée ce qui va libérer de l’énergie et ainsi faciliter d’autres réactions du corps (contraction musculaire, réaction enzymatique, digestion, etc).

Le cytosquelette

C’est tout simplement le squelette de la cellule. Il maintient la structure intracellulaire, la forme et l’intégrité des cellules. Il facilite le déplacement de la cellule et participe également à la division cellulaire.

Le centriole

Cet organite assure l’organisation de la cellule au cours de la division cellulaire.

TYPES DE CELLULES

Encore une fois, les cellules sont partout. Nous sommes des êtres multicellulaires et au cours de notre développement, les cellules se spécialisent en différents types cellulaires adaptés chacun à des fonctions physiologiques particulières.

Par exemple, on retrouve des cellules de la peau, des myocytes (cellules musculaires), des neurones (cellules nerveuses), des cellules sanguines, des fibroblastes (cellules des tissus conjonctifs), ou encore des cellules souches.

Il y à donc des cellules de types différents qui ont une fonction physiologique et une apparence propres, comme on l’a dit, l’organisme est une communauté et chaque cellule doit avoir un rôle bien établi pour assurer un équilibre harmonieux de la communauté.

Toutefois, malgré leurs différences, elles partagent toutes le même génome (c’est-à-dire qu’elles ont toutes exactement le même patrimoine génétique).

Comment se fait-il que des cellules qui soient si différentes dans leurs formes et leurs fonctions puissent avoir le même génome ? Cela s’explique avec en raison d’une modulation de l’expression génétique différente selon l’environnement de la cellule (voir mécanismes de la cellule et épigénétique).

FONCTIONNEMENT GÉNÉRAL

Nous venons de voir l’anatomie de la cellule de manière générale, nous comprenons maintenant un peu mieux comment fonctionne la cellule, mais le meilleur reste à venir.

Concernant le fonctionnement de nos cellules, elles possèdent chacune des fonctions physiologiques propres  et les décrire en détail ne servirait pas à grand-chose.

En effet, nos cellules savent ce qu’elles font ! 

Notre rôle est donc plutôt de comprendre leurs principaux besoins ainsi que leurs mécanismes généraux afin de savoir comment leurs permettre de fonctionner de la manière la plus optimale. 

En fonctionnant de manière harmonieuse, elles nous font bénéficier de la meilleure santé qui soit.

LA SUITE

La cellule 3/5 : principaux besoins de la cellule

La cellule 4/5 : Épigénétique et mécanismes de la cellule

La cellule 5/5 : Environnement de la cellule

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