7 principes pour une plus grande maîtrise intérieure

 

 

Dans un article précédent (une vie heureuse : un travail intérieur) nous avons vu qu’une grande partie de nos souffrances et de nos difficultés s’explique par le fait de laisser notre environnement et nos conditions de vie gouverner ce qui se passe dans notre intérieur. Nous avons vu que même si la douleur et les obstacles sont bien réels, la souffrance quant à elle, est toujours notre propre fabrication.

 

« La douleur est inévitable, la souffrance est un choix. »

 

En effet, la vie véritable se déroule toujours à l’intérieur de soi. Ce qui se passe dans notre intérieur, c’est toujours notre propre fabrication. En fait, nous avons la liberté de choix vis-à-vis de nos propres pensées et cette liberté est si grande, que si l’on en fait mauvais usage, cela peut nous causer énormément de souffrance. En effet, la souffrance est toujours la conséquence d’un manque de compréhension des lois régissant notre monde invisible et d’une mauvaise utilisation de nos ressources intérieures.

 

J’en viens au fait. Tout ce que l’on recherche, on a la possibilité de le trouver en soi. Dans notre intérieur, on peut cultiver aussi bien le paradis que l’enfer. Mais nous avons déjà eu le temps d’explorer tout cela dans la première partie de cet article. Maintenant, entrons dans le vif du sujet et découvrons ensemble 7 principes à prendre en considération pour une plus grande maîtrise intérieure.

 

Vous n’avez pas encore lu la 1ère partie de cet article ? Cliquez ici pour la découvrir.

 

 

 

 

1.  Maintenir un mental silencieux

 

Comme le dit William Hart, l’auteur du livre L’art de vivre (un livre sur la méditation Vipassana) :« Il est impossible de voir le fond d’une eau profonde quand l’eau est agitée. L’introspection requiert un esprit calme, libre de toute agitation. »  

En gros, tant que l’on vit et passe le plus clair de son temps dans le mental, il est quasiment impossible d’être en contact avec notre intérieur. Au lieu de cela, on se laisse happer par la moindre petite pensée qui effleure notre esprit. En fait, un esprit agité, ce n’est rien d’autre qu’un esprit réactif. C’est parce que l’on est esclave de nos pensées que l’on est si réactif. Et tant que l’on est esclave de nos pensées, on continue de réagir à la moindre pensée qui nous effleure et on entretient ainsi l’agitation de notre mental.

 

À l’inverse, lorsque le mental est calme et silencieux, il est beaucoup plus facile de trouver de l’espace entre notre être et nos pensées. Dans cet espace, on finit par tracer une ligne distincte entre notre être et nos pensées, et naturellement, une certaine distance se crée vis-à-vis de notre mental. On le voit, on l’entend, mais on sait qu’il n’est pas nous. On devient beaucoup plus détaché (et donc moins réactif). Alors d’un côté, vivre dans le mental, c’est vivre à la périphérie de nous-même, alors que vivre dans l’être, c’est être en contact direct avec notre intériorité. Vivre dans le mental, c’est être endormi (et perdu dans nos pensées) alors que vivre dans l’être, c’est être présent (et ancré dans la réalité).

C’est pour cela que je pense qu’il est important de maintenir notre mental silencieux. Car c’est seulement lorsqu’il est silencieux que l’on prend conscience de cet espace. Sans cela, on reste identifié au mental. D’autant plus que c’est seulement lorsque l’on est suffisamment présent et que le mental est silencieux que l’on devient vraiment responsable.

 

« La responsabilité vient avec la présence. » Osho

 

En anglais, responsability =response abilitynotre capacité à répondre consciemment à chaque situation. En gros, à chaque instant, nous avons toujours deux options :

  • Celle de répondre consciemment au présent.
  • Ou celle d’y réagir compulsivement.

 

C’est ce que je trouve de plus beau avec la présence. En effet, elle nous apporte la liberté ! La liberté de sortir de nos schémas répétitifs, de nos conditionnements limitants et de nos habitudes compulsives pour laisser place à la véritable liberté de répondre consciemment à chaque situation et d’être complétement maître de son destin.

Voilà pourquoi je pense qu’il est important de maintenir notre mental silencieux J.

 

Attention : je ne suis pas en train de dire que c’est facile ! D’ailleurs, cela fait plusieurs années que j’y travaille… Le cerveau est un ordinateur tellement puissant que cultiver un esprit calme et silencieux de façon permanente demande énormément de volonté et de ténacité. Nos conditionnements et nos schémas de pensées sont complétement engrammés dans notre cerveau. Voilà pourquoi c’est un réapprentissage qui ne peut pas se faire du jour au lendemain. Par contre, je suis convaincu qu’il est possible de le faire. Il faut juste persévérer…

 

 

 

2.  S’observer

 

Pour rester dans la continuation du point précédent, lorsque l’on devient suffisamment présent et que l’on se soustrait de notre mental, on devient observateur. On devient l’observateur de nos pensées, de notre identité, de notre environnement et de notre corps. Nous ne sommes plus ces choses-là et c’est dans cet espace que l’on s‘ouvre à de nouvelles possibilités.

En effet, lorsque l’on se place en tant qu’observateur,il devient plus facile de faire une espèce de portrait-robot de notre monde intérieur. Ainsi, on peut prendre conscience de nos forces et de nos faiblesses. On voit mieux les fuites et il est donc plus facile de venir les combler !

 

 

 

3.  Prendre soin de son capital

 

Nous avons tendance à beaucoup compter sur l’extérieur. En effet, nous aimons tous être apprécié et respecté par les autres. Nous aimons tous nous sentir bien entouré et aimé. Nous aimons tous recevoir des compliments. Mais toutes ces choses, on devrait apprendre à les considérer comme des petits plus.

A la base, on devrait apprendre à être autonome.C’est-à-dire, qu’on devrait trouver notre source d’énergie et de satisfaction depuis notre intérieur. Et ensuite, tout ce qui peut venir de l’extérieur, devrait être vu comme du plus.

 

Comme le dit Rav Benchetrit :

 

« Votre mari ou votre femme vous aime, c’est extraordinaire. Vos enfants vous aiment, c’est fantastique. Vos proches vous respectent, c’est génial. On vous donne des valorisations et du respect, c’est bien. Mais tout ça, c’est du plus !

 C’est comme les frites, vous pouvez les manger sans mayo et sans ketchup. Mais, si vous ne pouvez pas manger les frites sans ketchup, alors celui qui tient le ketchup vous tiens, vous. Il dit : « J’ai ton compliment, j’ai ta petite dose d’attention dont tu as besoin ». Et toi tu fais le beau, tu fais la belle, pour avoir tes petits sentiments.

 Vous voyez, fabriquer son capital, c’est savoir, à l’intérieur de soi-même, aller chercher cette source de ressourcement qui est infinie. Nous naissons seul et nous allons mourir seul. Alors autant apprendre tout de suite à nous aimer tel que nous sommes maintenant. Ensuite, tout ce qui suit, c’est juste du plus. »

 

Mais pourtant, nous avons tellement de facilités pour faire tout l’inverse. Nous avons tellement de facilités pour nous auto-saboter. Et si on s’auto-sabote, c’est parce qu’on a l’impression de ne pas être assez.  D’être trop gros, trop maigre, pas assez comme ça, pas assez comme ci, de ne pas avoir ceci ou cela. Pourtant, on doit faire avec ce que l’on a. On doit faire avec, c’est inévitable. Je ne dis pas que l’on ne doit pas poursuivre des objectifs (comme celui de maigrir ou de prendre du muscle par exemple), je dis simplement que l’instant présent est inévitable et que pourtant, nous avons la manie de le fuir.

 

Et pour fuir, on a plusieurs astuces :

  • Parfois on fuit la réalité et on essaie de se rassurer à travers nos petites rêveries.
  • D’autres fois, on déteste la réalité, alors on s’auto-sabote, on se fait du mal et on détruit notre propre potentiel.
  • Parfois, on va aller chercher des validations extérieures où des objets extérieurs qui viennent nous consoler ou nous donner l’impression d’être suffisamment bien.

 

Mais en faisant tout cela, on se ment à soi-même. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’arrêter de fuir pour enfin revenir à la source et trouver la plénitude, la force, la joie et l’amour à l’intérieur de nous-même. Au bout du compte, ce qu’un tel ou un tel pense de nous n’a pas d’importance, ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on pense de soi. C’est ça qui détermine vraiment la qualité de notre vie.

Pourtant, j’ai toujours fait l’inverse… Toute ma vie j’ai laissé les gens et l’extérieur déterminer la personne que j’étais. Tous les reproches que l’on me faisait, je les prenais pour argent comptant !

 

Quand on me disait : tu es timide. Je l’acceptais et je me disais : je suis timide. Quand on me disait : tu es faible. Je l’acceptais et je me disais : je suis faible. En fait, j’ai grandi en étant une personne très susceptible. La susceptibilité, ce n’est rien d’autre que le fait de laisser l’extérieur gouverner notre intérieur. Bref, ne laissez jamais l’extérieur déterminer qui vous êtes à l’intérieur 🙂

 

« Arrêtez d’essayer d’impressionner les autres, ne vous souciez que de vous impressionner vous-même. » David Goggins.

 

 

 

4.  Cultiver le détachement 

 

En apprenant à s’observer, on peut découvrir nos fuites intérieures. Ensuite, en prenant soin de notre capital, on va pouvoir combler nos fuites. Mais maintenant, on doit aussi éviter que de nouvelles fuites s’installent. Pour cela, l’idéal, c’est de cultiver le détachement.

Bien sûr, quand je parle de détachement, je ne dis pas qu’il faut fuir le monde et vivre dans une bulle. D’ailleurs, comme nous l’avons vu, la véritable fuite, c’est de vivre dans notre tête et dans la réaction permanente à notre environnement. En faisant cela, nous vivons en fonction de nos conditionnements passés. Nous vivons dans un programme et nous sommes coupés de toute spontanéité véritable.

 

Comme le dit S. N. Goenka, la méditation nous aide à développer la sainte indifférence : ni inaction, ni réaction, mais une action réelle, positive, faite d’un esprit équilibré et détaché.

La vraie liberté quoi ! Et cette liberté ne vient qu’avec la présence. Car sans présence, on a vite fait de se perdre à nouveau dans le flux incessant de nos pensées et de nos schémas répétitifs.

 

Présence = Détachement = Liberté = Responsabilité (habilité à répondre consciemment)

Pensées compulsives = Attachement = Esclave du mental = Réactions compulsives (et inconscientes)

 

 

 

5.  Être plus fort que notre condition

 

Connaissez-vous Sean Stephenson? C’est un thérapeute américain, un auteur spécialisé en développement personnel et un conférencier. Il est né avec une ostéogenèse imparfaite et mesure 91 cm de haut. La fragilité et les déformations de ses os lui ont causé énormément de douleurs pendant la plus grande partie de sa vie. Malgré cela, cet homme a su développer une véritable force intérieure. Il est l’une de mes plus grandes inspirations et il a su infuser en moi tellement d’espoir et de courage dans mes périodes difficiles.

Maintenant, voici ce que Sean dit concernant sa condition physique :

« Je ne suis pas handicapé. Ce n’est pas ma condition qui définit l’homme que je suis. Toute ma vie, on m’a regardé et traité par rapport à mon handicap. Alors j’ai dû me dépasser et montrer aux gens que le seul handicap, c’est le refus de s’adapter. Vous devez vous adapter à chaque condition ou environnement dans lequel vous vous trouvez ».

 

En gros, cet homme est l’exemple d’une personne qui a su prendre le contrôle de son monde intérieur. Plutôt que de se comporter comme une victime, il a fait le choix de s’élever au-dessus de sa condition physique. Il a fait le choix de ne pas laisser sa condition et son état de santé définir qui il est à l’intérieur de lui-même.

Personne n’a dit que la vie serait facile. On doit tous faire face à des difficultéset dans une vie, la douleur est inévitable. C’est pourquoi, je pense qu’il est important de développer notre force intérieure et d’être prêt à faire face aux difficultés et aux obstacles.

 

« Ne priez pas pour une vie facile, développez plutôt la force d’endurer la difficulté. »  Bruce Lee

 

La vraie vie se déroule toujours au niveau spirituel. Alors ce qui compte, c’est ce qui se passe en nous. Ce qui compte, c’est plus la perception que l’on a d’un événement que l’événement en tant que tel. Si vous avez des douleurs, changez votre perception de la douleur. Apprenez à la voir comme une opportunité. Si vous vivez une expérience difficile, changez la perception que vous vous faites de cette expérience. Apprenez à la voir comme une opportunité. Toutes ces choses donnent l’opportunité de grandir plus fort. Alors quand l’orage se présentera, vous aurez plus de facilité à danser.

 

 

 

6.  Vivre selon nos propres lois

 

Partout, on entend : il ne faut pas faire ça, il ne faut pas faire ci ; ça c’est bon, ça ce n’est pas bon ; faut faire ça ; ça c’est bien ; c’est comme ça qu’il faut faire ;etc. En fait, depuis notre enfance, on nous dicte des règles et tout le monde pense savoir ce qui est bon pour nous.

 

Mais au bout du compte, ce qui compte, c’est de faire ce qui nous semble bon. Ce qui compte, c’est de vivre selon nos propres valeurs. Et pour moi, faire cela, c’est s’accepter tel que l’on est. En effet, on essaie souvent de se conformer aux autres. Parce que les autres font quelque chose, on pense que nous aussi on devrait le faire. Mais en fait, non ! Peu importe ce que les autres pensent et font, cela ne regarde qu’eux. Alors ce qui compte vraiment, c’est d’être en accord avec nous-même.

On en revient toujours à la même chose. On devrait oublier l’extérieur. Ou plutôt, on devrait laisser l’extérieur à l’extérieur et permettre aux gens de vivre et de penser de la façon qu’ils veulent. Ensuite on peut, nous aussi, nous permettre de vivre et de penser de la façon qui – à nos yeux – semble être la meilleure. En effet, reprendre le contact avec notre intériorité, c’est aussi redevenir notre propre maître afin de ne pas laisser l’environnement et les autres déterminer qui l’on est. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on doit se couper des autres et ne plus apprendre d’eux.

 

En fait, on devrait devenir plus sceptique. Mais pas n’importe quel sceptique. On devrait devenir un sceptique intelligent et donc savoir questionner et remettre les choses en question, le faire avec une ouverture d’esprit. C’est-à-dire qu’on devrait faire preuve de tolérance et savoir manifester de l’intérêt, de la curiosité et de la compréhension pour les opinions et les comportements qui diffèrent, en partie ou totalement, des nôtres. On a toujours à apprendre des autres, mais ce qui compte c’est d’apprendre avec l’envie d’apprendre et non pas avec l’envie de se conformer aux autres.

En gros, ne croyez pas ce que je vous dis !

 

 

 

7.  Avoir un idéal clair

 

Une grande partie de nos difficultés est due aux idées confuses et à l’ignorance de nos préférences véritables. À moins de développer une image claire et précise de ce que l’on aimerait changer dans notre vie, il est difficile de progresser vers un idéal de vie.

Comme disait Sénèque :

 

« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »

 

Pour apporter un changement dans notre vie, nous devons déjà changer les comportements et les habitudes de pensées qui sont à l’origine de notre problème. Pourtant, aussi longtemps que notre idéal restera confus, nous aurons toujours la manie de permettre aux mêmes comportements et aux mêmes pensées de se glisser dans notre vie.

En effet, la majorité du temps, nous avons une facilité presque déconcertante pour fixer notre attention sur les problèmes et nous travaillons très dur pour faire perdurer ce qui nous embête. Cela s’explique par un manque de clarté vis-à-vis de nos préférences véritables. C’est pourquoi, pour apporter un changement qui soit durable dans notre vie, nous devons cultiver une clarté parfaite de notre idéal et cela, au fil des jours qui passent.

 

 

 

Et voilà !

 

C’est la fin de cet article. Avant de terminer, voici un petit résumé des 7 principesà prendre en considération pour une plus grande maîtrise intérieure :

 

  1. Maintenir un mental silencieux.
  2. S’observer.
  3. Prendre soin de son capital.
  4. Cultiver le détachement.
  5. Être plus fort que notre condition.
  6. Vivre selon nos propres lois.
  7. Avoir un idéal clair.

 

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Passez une belle journée.

Nils

 

 

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